Très chers Amis,
« Nous devons nous libérer des chaines de la servitude », voilà une belle maxime n’est-ce pas ?
Tous les Che Guevara de l’histoire ont repris cet adage avec une mitraillette dans la main ou une guillotine pas trop loin…
Se rebeller contre une dictature réelle ou supposée est une chose, mais la rébellion contre notre esclavage psychologique en est une autre.
Grâce au travail sur nous-mêmes et au premier choc conscient reçu - lorsque nous comprenons que nous devons transformer notre psychologie et la manière d’opérer pour que ce changement soit effectif - nous n’ignorons plus que nous devons cesser d’être des machines, des robots pensants.
Dans toutes les écoles initiatiques, il existe des chambres dont la transmission de l’enseignement est clairement associée à un certain type ou niveau, de psychologie.
Chaque nouveau degré de compréhension implique une « cassure » avec le précédent.
Lorsque nous recevons le premier niveau de « lecture » de l’enseignement gnostique, c’est avec le filtre de notre personnalité, notre histoire, notre éducation, nos idées, nos préjugés, nos émotions, notre sensualité, nos traumatismes, notre manière de penser, de raisonner, etc. que nous tâchons de le comprendre.
Nous sommes des robots programmés et nous essayons de trouver des passerelles d’intégration entre cet enseignement et notre programme - c'est-à-dire notre manière de « fonctionner ».
C'est ainsi que nous complétons notre système de pensée avec de nouveaux concepts, et nous le pensons arbitrairement "amélioré", plus puissant, supérieur par rapport au précédent.
Il nous faut passer à une octave supérieure d’assimilation pour bénéficier du potentiel contenu dans les concepts gnostiques que sont la transmutation de l’énergie, éveil de la conscience, voyage astral, magie pratique, dissolution du moi psychologique, etc., etc.
Cette octave supérieure implique la reconnaissance préalable de notre psychologie conditionnée, mécanique.
Si nous ne prenons pas conscience de ce que nous sommes, nous serons toujours soumis aux coups de bâton du bourreau et ferons partie du troupeau de moutons à la tiède psychologie.
J’indiquais dans un précédent message la possibilité de troquer une servitude par une autre.
Et c’est ce qui arrive dans la plupart des cas.
Nous buvons les paroles de l’enseignant comme « du petit lait », prenant ce que cette « suprême autorité » nous dit comme un article de foi définitif, inébranlable, nous soumettant de facto à son « administration ». Ce qui a pour effet de conditionner encore plus notre compréhension et de créer une servitude de plus.
Ce qui est terrible c’est que le fait que l’enseignant soit un Maître authentique ou un fieffé escroc, ne change rien dans le fond au problème.
Dans les deux cas, nous sommes incapables de reconnaitre qui est le Maître et qui est le menteur.
Il est en vérité très difficile de s’affranchir du premier cercle d’enseignement. Pour ce faire, il faut une cassure dans notre psychologie, un acte de rébellion consciente.
La science profane a réalisé certaines expériences édifiantes, qui mériteraient d’être approfondies par tous les étudiants en ésotérisme.
Henry Plée, un des pionniers des arts martiaux en Europe et brillant écrivain, nous a rappelés récemment dans une de ses chroniques l’expérience de Stanley Milgram.
Celle-ci a pour point de départ, les propos de la philosophe juive Hannah Arendt qui bouleversèrent l’opinion publique internationale quelques années après la seconde guerre mondiale.
Elle déclara dans son livre « Eichmann à Jérusalem » : « Les tortionnaires nazis étaient comme tout le monde, ni plus ni moins « criminels de Guerre » que vous et moi ! ».
En 1960, un psychologue « social » Américain, de l’université de Yale, Stanley Milgram, a effectué une série de 40 protocoles sur des volontaires âgés de 20 à 50 ans.
Les volontaires étaient conduits dans une espèce de "laboratoire" et on leur présentait les tests à venir comme faisant partie d’un programme de recherche sur l’apprentissage.
Chaque expérience consistait à lire des associations de mots à un « apprenti », et le « professeur » avait pour instruction d’envoyer des décharges électriques de 45 à 450 volts (par tranche de 15 volts) à chaque erreur.
« L’apprenti » était un comédien et ses erreurs étaient feintes de manière à provoquer le « professeur »- le volontaire. Bien entendu aucun courant électrique n’était envoyé.
La conclusion de cette expérience (qui a duré 3 années) est particulièrement instructive :
« La soumission passive à l’autorité constitue bien le facteur qui permet d’effectuer des manipulations sans limite dans la société, en politique et en religion. ».
Il est important de savoir que le bilan du « protocole de Milgram », provoqua de telles polémiques que des expériences similaires furent effectuées dans 12 pays différents impliquant 3000 personnes. Elles arrivèrent TOUTES à la même conclusion, avec un constat inattendu :
« Non seulement l’éducation, l’idéologie politique ou religieuse, ne constitue pas un obstacle, mais au contraire plus une personne est instruite, aimable, organisée, fiable, motivée, croyante… plus elle est manipulable. »
Cet « achèvement » conduisit les états à stopper net toutes ces expériences et une chape de plomb tomba sur ce sujet explosif.
50 ans plus tard, en France, les délais légaux étant dépassés, les professeurs Beauvois, Oberlé et Courbet décidèrent de renouveler le fameux protocole en le parant du vêtement de la téléréalité - avec comme prétexte un gain théorique pour la victime d’un million d’euros.
L’intérêt était de vérifier, si l’influence de la télévision (qui n’était qu’embryonnaire en 1960) avait modifié le pourcentage d’individus capables de résister à une autorité de domination admise par le plus grand nombre d’individus.
Cette émission de téléréalité s’appela « Zone extrême », aucune d’elles (80 enregistrées) ne fut diffusée !
Le principe était le même que dans les expériences imaginées par Milgram, avec pour seule différence une centaine de spectateurs chargés de « chauffer » la salle afin de mesurer l’importance de la « tyrannie de groupe ».
En 1960, 80% de « tortionnaires » avaient poussé « les manettes » jusqu’à la limite.
En 2010, 91% allèrent jusqu’aux fatidiques 450 volts !
Environ 10% hésitèrent à poursuivre « le jeu » en arrivant aux 300 volts… mais poussèrent les manettes jusqu'aux 450 volts dés qu’on leur en donna l’ordre de façon autoritaire.
Au cours de ces 80 « jeux télévisés », seulement 9 rebelles refusèrent d’infliger des décharges parce que la victime-acteur suppliait d’arrêter, et cela malgré la pression de l’animatrice et du public qui scandait « le million, le million ! »
Si j’ai pris le temps de vous retranscrire ces expériences, c’est qu’elles nous touchent au plus profond.
C’est le miroir psychologique dans lequel nous devons regarder.
Nous ne sommes pas différents de ces personnes qui actionnent les manettes comme des pantins.
Comment avec une telle psychologie pourrions-nous recevoir le vin nouveau de la Gnose, de la Sagesse de l'Etre ?
Nous devons comprendre de manière définitive que nous devons changer, TOUT CHANGER !
Nous devons cesser d’être soumis passivement à l’autorité intérieure et extérieure de l’EGO, du moi qui pense être un chic type, quelqu'un de très intelligent, du moi qui aime bien Paul mais n’aime pas du tout Pierre, du moi qui pense être sur le bon chemin, du moi qui pense ne pas être capable, du moi qui jouit dans la luxure, dans la colère, dans l’envie, dans la convoitise, dans la jalousie, dans l’orgueil, dans la paresse, etc….
L’expérience de Milgram aux Etats-Unis, affinée en France, au début de l’année 2010, démontre de manière remarquable, le pouvoir sans limite de l’emprise psychologique.
Cette emprise psychologique existe à l’intérieur et à l’extérieur de nous, et fait de nous, des robots manipulés (par nos propres valeurs) et manipulables à souhait (par celles des autres)!
Le plus pathétique c’est lorsqu’un robot qui pense ne plus l’être (quand par exemple il se prend pour un « gnostique » accompli), utilise à des fins tyranniques le corps de doctrine transmis avec le plus grand amour par un éveillé, et ce faisant, au lieu d'inviter à l'auto-découverte, il conditionne encore plus le mental des pauvres robots-aspirants. Pour comble de cynisme, il propose même comme sujet d’étude à ses « ouailles » les textes qui correctement assimilés, les feraient prendre la fuite sur le champ de ce lieu de tromperie.
Autant dire, que ce type de "gnose" mécanique nous conduit à nous rendre encore plus esclave de notre intellect.
Nous ne pouvons atteindre un seuil supérieur de compréhension, tant que notre mental est prisonnier d’un système de pensée « officiel »ou « supérieur » (par opposition à un inférieur) lui disant d’agir de telle ou telle façon.
« La manière la plus élevée de penser est de ne pas penser »
Ce n’est que dans le silence que nous pouvons percevoir et comprendre la vérité d’un concept.
C’est pour cette raison que le Maître Krishnamurti, n’a jamais souhaité qu’on le nomme Maître, afin de ne pas créer une nouvelle différence entre toi et moi, entre inférieur et supérieur, etc...
Le résultat de ces conditionnements au lieu de nous libérer, fait de nous de simples « agents d’exécution ».
Ainsi, toute connaissance peut être nuisible si nous ne sommes pas capables de l’accueillir en nous dans le climat intérieur requis, de paix, de sérénité, de clarté, de silence, de Don et de Compassion, en l’absence de peur, de sécurité, d’orgueil, d’amour-propre, de normes établies.
Nous ne souhaitons pas que vous deveniez des agents d’exécution, mais que vous vous libériez de vous-mêmes, de ces conditionnements qui font de nous tous des esclaves, des victimes condamnés à la peine de vivre, capables de commettre les pires atrocités, au nom même de la vérité.
Que la Lumière de l’Etre vous guide maintenant et à tout jamais,
Votre dévoué Ami,
L.
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L'esclave et le bourreau
L'éveil de la conscience est une révolution de la conscience. Parlons-en ici.
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Re: L'esclave et le bourreau
Message le
Bonjour Ami Lot,
Ce dont tu parles me rappelle le film "mon oncle d'Amérique" dans lequel sont effectuées des expériences sur les humains. Laborit (consommation, récompense-punition, inhibition) reprend la théorie de Mac Lean (3 cerveaux : reptilien, mammifère, néocortex).
Justement mon frère, je sollicite ton avis sur un problème épineux qui ne me fait pas souffrir car je ne l'ai pas compris, mais qui devrait être grave car je sais intellectuellement que c'est destructeur.
Comment faire comprendre à un enfant de ne pas toucher au feu parce que ça fait "mal" ?
Soit l'enfant écoute ses parents (qui tiennent leur rôle de parents "normaux et présents") et ne touche pas au feu, soit l'enfant n'écoute pas ses parents et touche au feu pour vérifier.
Dans le premier cas, il obéit et ne comprend pas. Dans le second cas, il désobéit et comprend.
Il existe un 3ème cas plus inquiétant dans lequel l'enfant touche au feu et ne comprend pas que cela brûle car il ne ressent pas de douleur. Alors il recommence en espérant comprendre...
Il existe un 4ème cas encore plus inquiétant dans lequel l'enfant touche au feu, ça lui fait mal et cela lui fait du "bien" d'avoir mal. Alors il recommence par plaisir...
Que dirais-tu si tu avais un enfant dans le 3ème cas ?
Pascal
Ce dont tu parles me rappelle le film "mon oncle d'Amérique" dans lequel sont effectuées des expériences sur les humains. Laborit (consommation, récompense-punition, inhibition) reprend la théorie de Mac Lean (3 cerveaux : reptilien, mammifère, néocortex).
Justement mon frère, je sollicite ton avis sur un problème épineux qui ne me fait pas souffrir car je ne l'ai pas compris, mais qui devrait être grave car je sais intellectuellement que c'est destructeur.
Je suis prisonnier d'un système de pensée "supérieur gnostique" et je me heurte à un problème de fond sur un comportement particulier, car la compréhension "n'arrive pas", même par la non-pensée, par la méditation.Lot a écrit :Nous ne pouvons atteindre un seuil supérieur de compréhension, tant que notre mental est prisonnier d’un système de pensée « officiel » ou « supérieur » (par opposition à un inférieur) lui disant d’agir de telle ou telle façon.
Comment faire comprendre à un enfant de ne pas toucher au feu parce que ça fait "mal" ?
Soit l'enfant écoute ses parents (qui tiennent leur rôle de parents "normaux et présents") et ne touche pas au feu, soit l'enfant n'écoute pas ses parents et touche au feu pour vérifier.
Dans le premier cas, il obéit et ne comprend pas. Dans le second cas, il désobéit et comprend.
Il existe un 3ème cas plus inquiétant dans lequel l'enfant touche au feu et ne comprend pas que cela brûle car il ne ressent pas de douleur. Alors il recommence en espérant comprendre...
Il existe un 4ème cas encore plus inquiétant dans lequel l'enfant touche au feu, ça lui fait mal et cela lui fait du "bien" d'avoir mal. Alors il recommence par plaisir...
Que dirais-tu si tu avais un enfant dans le 3ème cas ?
Pascal
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Re: L'esclave et le bourreau
Message le
Mon très cher frère,
Avant de répondre à ta question, il me semble opportun d’aborder quelque peu, de façon générale, la question de l’éducation.
De toute évidence l’éducation n’a de sens que si elle aide nos enfants à comprendre les vastes horizons de la vie, sous toutes ses formes, sans discrimination aucune et sans peur.
L’intelligence est, nous le savons, la capacité de penser librement sans aucune crainte, sans à priori, de manière à découvrir par nos propres moyens ce qui est réel, ce qui est vrai.
Si la peur est présente chez le père ou la mère, elle le sera chez l’enfant. Toute forme d’ambition pour son enfant engendre l’angoisse et la peur.
Mon avis est qu’il est essentiel de vivre avec nos enfants dans un environnement duquel la peur soit absente.
Découvrir est plus important qu’imiter même si cela signifie sortir de la sécurité, prendre un risque.
Créer une atmosphère d’où la peur soit absente suppose une profonde « réflexion » des parents mais aussi de l’enfant.
Si nous comprenons intimement que l’enfant doit découvrir la vie par lui-même – ce qui revient à se découvrir lui-même – et que cela est impossible si l’enfant est sous l’emprise d’une autorité (parentale ou autre), alors nous créons naturellement un espace où l’enfant puisse possiblement accéder à la connaissance de soi.
Bien entendu, la connaissance de soi ne peut être imposée, ni la compréhension forcée, mais les parents ont la responsabilité de créer un espace propice à cette connaissance.
Cette possibilité de connaissance de soi peut seul permettre à l’enfant ou l’adolescent, de comprendre par lui-même les effets désastreux des habitudes, de toute action devenue automatique, dans un premier temps en prenant conscience de son habitude, sans condamner, sans se dire que c’est vraiment horrible de faire ceci ou cela, et dans un second temps, afin de renoncer pour de bon à ce qui est devenu une habitude, de chercher pourquoi notre esprit cherche toujours à cultiver l’habitude, pourquoi cherche t-il à s’endormir dans l’inattention, dans des sillons routiniers ?
Dés l’instant où l’esprit s’habitue à quelque chose, il s’abêtit, il perd cette sensibilité qui est nécessaire pour découvrir ce qu’est la beauté, l’amour, la paix, etc.…
Pour cela, nous pouvons indiquer à l’enfant qu’il est dans la nature de l’esprit d’être inattentif, mais que nous pouvons apprendre à être attentif, à mettre de l’attention à ce que nous faisons, sans poursuivre un résultat, simplement en appréciant d’être présent à ce que nous faisons, d’observer ce qui se passe en nous et à l’extérieur de nous, que toute la vie peut être une source d’inspiration pour apprendre.
Dés que possible, il est positif d’indiquer à l’enfant qu’il peut apprendre à rester tranquille assis, à observer l’activité de son propre esprit.
Ceci pour une introduction à l'éducation, le Maître Samaël Aun Weor, a écrit un livre, "L'éducation fondamentale", à ce sujet, que je n'ai à titre personnel pas lu.
http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/EF.html
Nous nous sommes tous brûlés enfant, adolescent et adulte, sans comprendre que nous nous brûlions, et nous le faisons encore !
Il me semble que nous sommes tous « fondus » sur le même moule, assoiffés de toucher au feu qui brûle et de recommencer.
L’obéissance aveugle n’est qu’une bombe à retardement.
Nous aimerions que nos enfants ne répètent pas les mêmes erreurs et soient différents de nous !
S’il suffisait d’avoir lu l’énoncé du « secret du Grand Arcane » pour être chaste, nous serions tous des Dieux.
Et nous voudrions « anxieusement » que nos enfants, eux, deviennent des petits saints en chocolat par la simple vertu de nos recommandations, lesquels nous n’appliquons même pas à nous-mêmes ?
Quel est donc le moteur de notre anxiété ?
La peur est un poison, aucun changement ne peut être obtenu par la force ou par une quelconque forme de peur.
L’authentique éducation ne peut être faite que par nos propres efforts, de manière individuelle, et c’est justement ce qui en fait la beauté intime.
La compréhension que tu appelles de tes vœux, ne peut advenir si tu souhaites changer ton enfant, si tu souhaites - comme tu le dis - le conformer à un modèle de pensée supérieur gnostique (mais cela tu l'as compris).
Comprendre l’autre est très difficile et changer soi-même l’est tout autant, tu le sais.
Souhaitons-nous un changement réel ou un changement factice « sous influence » ?
Vouloir changer ce que nous sommes ou ce qu’est notre enfant, au profit de ce que je devrais être ou ce qu’il devrait être, n’est pas un changement réel, c’est une modification conditionnée, la face opposée d'un même défaut.
Il nous est difficile d’enseigner à nos enfants ou à toute autre personne, de trouver les mots justes et vrais, si nous n’avons pas résolu la problématique de notre propre existence, si nous nous efforçons d’être, par vaine réaction, ce que nous ne sommes pas.
Dans le sujet qui nous intéresse, s’efforcer d’être un bon parent est « naturel » pour tout le monde, même si c’est une réaction à une idée.
Tant que nous chérissons notre sécurité d’être un bon parent, la peur est forcément là.
Les idéaux sont une plaie, une fuite face à ce qui est, car ils nous empêchent de penser de manière directe, simple et vraie et de créer une véritable communication avec nos enfants ou avec quiconque.
En vérité, il n’y a pas de différence entre mes enfants et les autres enfants, entre toi et moi.
La pleine lucidité sur nous-mêmes est nécessaire mon frère, pour que l’énergie divine s’écoule harmonieusement en nous, et pose les bases d’une nouvelle éducation, d'une nouvelle expression.
Pour le reste, chaque personne de 10 à 90 ans, est responsable de son devenir en l’Etre.
Nous ne pouvons accompagner nos enfants, nos frères, nos sœurs, nos parents, que jusqu’à un certain point, qui se limite essentiellement à créer ou indiquer l'environnement favorable à l’auto-découverte.
Si tu en vois la nécessité, je me ferai une joie de poursuivre cette conversation de manière plus privée.
Que la Paix soit avec toi,
L.
Avant de répondre à ta question, il me semble opportun d’aborder quelque peu, de façon générale, la question de l’éducation.
De toute évidence l’éducation n’a de sens que si elle aide nos enfants à comprendre les vastes horizons de la vie, sous toutes ses formes, sans discrimination aucune et sans peur.
L’intelligence est, nous le savons, la capacité de penser librement sans aucune crainte, sans à priori, de manière à découvrir par nos propres moyens ce qui est réel, ce qui est vrai.
Si la peur est présente chez le père ou la mère, elle le sera chez l’enfant. Toute forme d’ambition pour son enfant engendre l’angoisse et la peur.
Mon avis est qu’il est essentiel de vivre avec nos enfants dans un environnement duquel la peur soit absente.
Découvrir est plus important qu’imiter même si cela signifie sortir de la sécurité, prendre un risque.
Créer une atmosphère d’où la peur soit absente suppose une profonde « réflexion » des parents mais aussi de l’enfant.
Si nous comprenons intimement que l’enfant doit découvrir la vie par lui-même – ce qui revient à se découvrir lui-même – et que cela est impossible si l’enfant est sous l’emprise d’une autorité (parentale ou autre), alors nous créons naturellement un espace où l’enfant puisse possiblement accéder à la connaissance de soi.
Bien entendu, la connaissance de soi ne peut être imposée, ni la compréhension forcée, mais les parents ont la responsabilité de créer un espace propice à cette connaissance.
Cette possibilité de connaissance de soi peut seul permettre à l’enfant ou l’adolescent, de comprendre par lui-même les effets désastreux des habitudes, de toute action devenue automatique, dans un premier temps en prenant conscience de son habitude, sans condamner, sans se dire que c’est vraiment horrible de faire ceci ou cela, et dans un second temps, afin de renoncer pour de bon à ce qui est devenu une habitude, de chercher pourquoi notre esprit cherche toujours à cultiver l’habitude, pourquoi cherche t-il à s’endormir dans l’inattention, dans des sillons routiniers ?
Dés l’instant où l’esprit s’habitue à quelque chose, il s’abêtit, il perd cette sensibilité qui est nécessaire pour découvrir ce qu’est la beauté, l’amour, la paix, etc.…
Pour cela, nous pouvons indiquer à l’enfant qu’il est dans la nature de l’esprit d’être inattentif, mais que nous pouvons apprendre à être attentif, à mettre de l’attention à ce que nous faisons, sans poursuivre un résultat, simplement en appréciant d’être présent à ce que nous faisons, d’observer ce qui se passe en nous et à l’extérieur de nous, que toute la vie peut être une source d’inspiration pour apprendre.
Dés que possible, il est positif d’indiquer à l’enfant qu’il peut apprendre à rester tranquille assis, à observer l’activité de son propre esprit.
Ceci pour une introduction à l'éducation, le Maître Samaël Aun Weor, a écrit un livre, "L'éducation fondamentale", à ce sujet, que je n'ai à titre personnel pas lu.
http://gnosis.gnose.samael.free.fr/text/EF.html
Nous nous sommes tous brûlés enfant, adolescent et adulte, sans comprendre que nous nous brûlions, et nous le faisons encore !
Il me semble que nous sommes tous « fondus » sur le même moule, assoiffés de toucher au feu qui brûle et de recommencer.
L’obéissance aveugle n’est qu’une bombe à retardement.
Nous aimerions que nos enfants ne répètent pas les mêmes erreurs et soient différents de nous !
S’il suffisait d’avoir lu l’énoncé du « secret du Grand Arcane » pour être chaste, nous serions tous des Dieux.
Et nous voudrions « anxieusement » que nos enfants, eux, deviennent des petits saints en chocolat par la simple vertu de nos recommandations, lesquels nous n’appliquons même pas à nous-mêmes ?
Quel est donc le moteur de notre anxiété ?
La peur est un poison, aucun changement ne peut être obtenu par la force ou par une quelconque forme de peur.
L’authentique éducation ne peut être faite que par nos propres efforts, de manière individuelle, et c’est justement ce qui en fait la beauté intime.
La compréhension que tu appelles de tes vœux, ne peut advenir si tu souhaites changer ton enfant, si tu souhaites - comme tu le dis - le conformer à un modèle de pensée supérieur gnostique (mais cela tu l'as compris).
Comprendre l’autre est très difficile et changer soi-même l’est tout autant, tu le sais.
Souhaitons-nous un changement réel ou un changement factice « sous influence » ?
Vouloir changer ce que nous sommes ou ce qu’est notre enfant, au profit de ce que je devrais être ou ce qu’il devrait être, n’est pas un changement réel, c’est une modification conditionnée, la face opposée d'un même défaut.
Il nous est difficile d’enseigner à nos enfants ou à toute autre personne, de trouver les mots justes et vrais, si nous n’avons pas résolu la problématique de notre propre existence, si nous nous efforçons d’être, par vaine réaction, ce que nous ne sommes pas.
Dans le sujet qui nous intéresse, s’efforcer d’être un bon parent est « naturel » pour tout le monde, même si c’est une réaction à une idée.
Tant que nous chérissons notre sécurité d’être un bon parent, la peur est forcément là.
Les idéaux sont une plaie, une fuite face à ce qui est, car ils nous empêchent de penser de manière directe, simple et vraie et de créer une véritable communication avec nos enfants ou avec quiconque.
En vérité, il n’y a pas de différence entre mes enfants et les autres enfants, entre toi et moi.
La pleine lucidité sur nous-mêmes est nécessaire mon frère, pour que l’énergie divine s’écoule harmonieusement en nous, et pose les bases d’une nouvelle éducation, d'une nouvelle expression.
Pour le reste, chaque personne de 10 à 90 ans, est responsable de son devenir en l’Etre.
Nous ne pouvons accompagner nos enfants, nos frères, nos sœurs, nos parents, que jusqu’à un certain point, qui se limite essentiellement à créer ou indiquer l'environnement favorable à l’auto-découverte.
Si tu en vois la nécessité, je me ferai une joie de poursuivre cette conversation de manière plus privée.
Que la Paix soit avec toi,
L.
"Le temps s'écoule plus vite que notre poussière"
- Hors ligne Jean Pascal
- #4
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Re: L'esclave et le bourreau
Message le
Je te remercie mon Ami.
Il y a aussi un point fondamental à développer à tous les niveaux : la communication.
C'est un premier pas vers la compréhension puis la compassion.
Bonne semaine à tous.
Pascal
Il y a aussi un point fondamental à développer à tous les niveaux : la communication.
C'est un premier pas vers la compréhension puis la compassion.
Bonne semaine à tous.
Pascal
- Hors ligne Jean Pascal
- #5
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- Enregistré le : 25 mai 2010, 09:14
Re: Le triangle de Karpman
Message le
Le triangle dramatique mis en exergue en 1968 par le Dr. Stephen Karpman (psychologue américain spécialisé en analyse transactionnelle) est un mode de fonctionnement relationnel préjudiciable pour chaque personne impliquée et pour l’entourage. La plupart d’entre nous tombons encore régulièrement dans le panneau, par manque de vigilance, tant dans notre vie professionnelle que personnelle. A chaque fois, on en sort épuisé et meurtri.
Qu’est-ce que le triangle dramatique ?
Le triangle dramatique illustre schématiquement un jeu de pouvoir impliquant trois rôles différents mais intimement liés :
· Persécuteur (ou Bourreau) : il s’agit du rôle de l’agresseur, de l’attaquant. Le persécuteur peut être une personne, un événement, une situation donnée. Il est généralement perçu comme négatif quoique dans certaines situations, le persécuteur puisse être un innovateur, un initiateur, la source d’une salutaire remise en question.
· Victime : il s’agit du rôle de la personne qui subit l’agression du persécuteur. A nouveau, ce rôle est généralement perçu comme non désirable quoique dans certains cas, la victime puisse profiter du déséquilibre créé pour enclencher un changement bénéfique.
· Sauveur : il s’agit du rôle du protecteur, du chevalier blanc. A première vue, ce rôle est perçu comme positif alors qu’il contribue souvent à renforcer la dynamique du triangle dramatique.
Association télépathique avec un autre forum :
http://fr.groups.yahoo.com/group/gnosis_fr/message/9056
http://fr.groups.yahoo.com/group/gnosis_fr/message/9057
Qu’est-ce que le triangle dramatique ?
Le triangle dramatique illustre schématiquement un jeu de pouvoir impliquant trois rôles différents mais intimement liés :
· Persécuteur (ou Bourreau) : il s’agit du rôle de l’agresseur, de l’attaquant. Le persécuteur peut être une personne, un événement, une situation donnée. Il est généralement perçu comme négatif quoique dans certaines situations, le persécuteur puisse être un innovateur, un initiateur, la source d’une salutaire remise en question.
· Victime : il s’agit du rôle de la personne qui subit l’agression du persécuteur. A nouveau, ce rôle est généralement perçu comme non désirable quoique dans certains cas, la victime puisse profiter du déséquilibre créé pour enclencher un changement bénéfique.
· Sauveur : il s’agit du rôle du protecteur, du chevalier blanc. A première vue, ce rôle est perçu comme positif alors qu’il contribue souvent à renforcer la dynamique du triangle dramatique.
Association télépathique avec un autre forum :
http://fr.groups.yahoo.com/group/gnosis_fr/message/9056
http://fr.groups.yahoo.com/group/gnosis_fr/message/9057
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Re: L'esclave et le bourreau
Message le
Bonjour ,
Il me revient du mémoire après lire le sujet de l’éducation par LOT, l’ouvrage de Gibran Khalil Gibran le Prophète, ou des paroles et des réponses simples, directes, sont livrées par un sage en exil à son peuple, des thèmes comme l’amour, le mariage, et les enfants sont abordés.
Voici le thème Les Enfants;
Et une femme qui tenait un bébé contre son sein dit, Parlez-nous des Enfants.
Et il dit :
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à la Vie.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.
Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne cherchez pas à les faire à votre image.
Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes.
L'Archer vise la cible sur le chemin de l'Infini, et Il vous tend de Sa puissance afin que Ses flèches volent vite et loin.
Que la tension que vous donnez par la main de l'Archer vise la joie.
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime également l'arc qui est stable.
Il me revient du mémoire après lire le sujet de l’éducation par LOT, l’ouvrage de Gibran Khalil Gibran le Prophète, ou des paroles et des réponses simples, directes, sont livrées par un sage en exil à son peuple, des thèmes comme l’amour, le mariage, et les enfants sont abordés.
Voici le thème Les Enfants;
Et une femme qui tenait un bébé contre son sein dit, Parlez-nous des Enfants.
Et il dit :
Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à la Vie.
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne sont pas à vous.
Vous pouvez leur donner votre amour, mais pas vos pensées.
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez héberger leurs corps, mais pas leurs âmes.
Car leurs âmes résident dans la maison de demain que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne cherchez pas à les faire à votre image.
Car la vie ne marche pas à reculons, ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs desquels vos enfants sont propulsés, tels des flèches vivantes.
L'Archer vise la cible sur le chemin de l'Infini, et Il vous tend de Sa puissance afin que Ses flèches volent vite et loin.
Que la tension que vous donnez par la main de l'Archer vise la joie.
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime également l'arc qui est stable.
« Seigneur, je ne suis pas digne de recevoir mais dis seulement une parole et je serai guéri ! »
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