Guilloome a écrit :Merci Jean Pascal pour ta réponse.
Il y a dans mon esprit tellement de nœuds que parfois je me perds à trop vouloir les démêler.
Je te comprends, nous sommes semblables les personnes qui se remettent en question. Il faut bien commencer par quelque chose.
Il y en a qui disent qu'il y en a trop alors ils ne font rien car ils sont découragés, ou ils ne savent pas comment s'y prendre.
Comment fait-on pour démêler un noeud de ficelles constitué de nombreux petits noeuds ? (ou de la laine, ou du cable électrique, je ne sais pas si tu bricoles de temps en temps)
Pas le choix : on prend patience et on commence par démêler le premier, puis le deuxième, le troisième jusqu'au dernier.
Guilloome a écrit :Alors je me dit : en les analysant une à une, ça ne finira jamais. Il me faut une vision global ; puisque toutes les peurs se résument à la peur qu'a l'égo de disparaitre, je dois briser l'illusion de son existence.
Tu as en partie raison. La vision globale est donnée par l'auto-observation. Nous devons devenir un observateur patient et détaché qui observe et enregistre tous nos faits, gestes, pensées, émotions et les stocke dans son coffre. Le coffre est une sorte de mémoire-travail. Un puzzle de mille pièces par ego.
Chaque puzzle se constitue au fur et à mesure de nos auto-observations et compréhensions. L'ego dans sa totalité se construit lentement.
Au début, c'est une impression, une ombre, un spectre qui nous hante et nous terrifie.
Au fur et à mesure, la lumière l'éclaire et nous commençons à le comprendre et anticiper son comportement, le sentir venir et le voir.
L'illusion de l'ego se brise scientifiquement, mathématiquement, dans l'observation rigoureuse et analytique du scientifique qui étudie dans son propre laboratoire : nous-mêmes.
La Gnose est une Science de l'observation, du changement, de la transformation.
Le Gnose, la vérité sur nous-mêmes brise le voile de l'illusion bien réelle de l'ego. Illusion car il n'est pas l'Être. Réel car on le sent dans notre chair, notre sang, on le voit dans nos pensées, nos émotions, nos pulsions sexuelles, nos pulsions instinctives et motrices.
L'ego a en effet peur de mourir et comme une bête aux abois, envoie tout son pouvoir hypnotique pour continuer à nous faire dormir et nous raconter à l'oreille des histoires à dormir debout... Son existence est une illusion pour l'Être mais pour nous pauvres humanoïdes elle est bien réelle psychologiquement, astralement, mentalement, causalement.
Guilloome a écrit :Et selon toi il suffirait que je parvienne à dissoudre, ne serait-ce qu'une seul de mes peurs, pour que toutes les autres disparaissent ? Mais comment comprendre une peur avec suffisamment de force et de lucidité, comment mettre toute l'intensité nécessaire dans nos séance de méditation pour que celle-ci arrive à son terme ? Peut-on y arriver avec la simple observation de notre souffle ou faut-il autre chose ?
Si tu as l'expérience d'avoir dissous une peur par le travail sur toi-même. Tu sauras le faire avec les autres peurs. Cela ne s'oublie pas.
Lorsqu'on commence à marcher, on continue à marcher par la pratique et ensuite on commence à apprendre à courir puis on peut devenir "bon à la course à pied".
Mon épouse m'a appris à toujours ramener notre existence au bon sens et à la vie pratique. A me ramener sur terre et éviter les abstractions intellectuelles qui nous perdent dans les illusions mentales non vécues.
C'est du bon sens, en d'autres termes : de la conscience.
Tu prends une scène de la journée au cours de laquelle tu as eu peur et tu te la remémores, tu la revois de nombreuses fois, tu l'analyses sous différents angles : émotion, pensée, personnages rencontrés, etc.
On imprègne le subconscient puis le conscient par la répétition.
Guilloome a écrit :Lorsque tu ajoutes à quel point il est important d'invoquer le pouvoir de la DIVINE MÈRE, fait tu référence à la prière ? A la supplication ou à l'adoration ? Il m'est arrivé dans mes moments les plus sombres, le cœurs remplit de détresse, de me prosterner et ainsi supplier le Seigneur de me venir en aide. Mais très vite me je me suis demandé si tout ceci n'étais pas une nouvelle création du mental.
On s'adresse à sa Mère Divine très simplement, comme un enfant. Tu parles de replonger dans l'enfance, cette expression est employée par tout le monde, ne veut rien dire en fait mais contient une petite vérité. Nous sommes encore des enfants au fond de notre coeur. Alors parlons simplement, sans "chichis spirituels", à une partie de nous-mêmes féminine et lumineuse. On aura peut-être "la chance" de la rencontrer un jour. Avant de vivre cela, nous constatons que nous avons en nous-mêmes une partie masculine et une partie féminine. Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut... Alors adressons-nous à notre Sensibilité avec un grand S, à notre Émotion avec un grand É, à notre Empathie avec un grand E, à notre Mère avec un grand M...
Surtout mon frère, ne rejette pas tes impulsions innées de spiritualité au rang de "la création mentale" ou de la "fantaisie". C'est vrai ! c'est une pulsion de ton essence divine.
Fais-toi confiance ! C'est plus vrai que nos pensées. Ces moments sont plus réels que nos délires intellectuels.
Le Coeur ne triche pas.
Guilloome a écrit :Pourrait tu m'éclairer ?
J'ai essayé de le faire. Je laisse la place et t'embrasse. Ta sincérité me touche.